Parti au Malawi pour y travailler en tant que cuisinier, un jeune Français contracte le paludisme, et, pronostic vital engagé, doit se faire rapatrier vers le territoire Français le plus proche: l’ile de la Réunion. Le rapatriement a été effectué par le Ministère des Affaires Etrangères, qui lui réclame maintenant 87.000 Euros

Source Europe1

Ayant contracté le paludisme lors d’un séjour en Afrique, un jeune Français doit désormais payer la note de son rapatriement en urgence.

Pas moins de 87.000 euros. C’est la somme que se voit réclamer par l’Etat les parents de Matthieu après avoir fait rapatrier en urgence leur fils d’Afrique, rapporte France TV Info. Ce dernier, gravement malade après avoir contracté le paludisme au Malawi, s’était fait rapatrié en avril dernier vers La Réunion pour se faire soigner. Mais non assuré, l’Etat qui a avancé les frais attend maintenant de se faire rembourser.

En danger de mort au Malawi. C’est en 2014 que Matthieu s’était envolé vers le Malawi pour y occuper un poste de cuistot. Mais en novembre, il contracte le paludisme, une maladie infectieuse qui s’attrape par les piqûres de moustique. Après des premiers soins, il rechute en février et son cas s’aggrave jusqu’à tomber dans le coma en avril. Son pronostic vital engagé, il est décidé de rapatrier Matthieu vers le territoire français le plus proche, à savoir l’île de La Réunion.

« Il fallait signer la reconnaissance de dette ». Le ministère des Affaires étrangères propose alors aux parents de Matthieu un transfert dans un avion médicalisé. Le coût du voyage, 87.596 euros, est exorbitant mais les parents de Matthieu disent de ne pas avoir eu le choix. « Il n’avait plus de sang dans le corps, il était mort cliniquement, fallait absolument qu’on signe cette reconnaissance de dette pour que l’avion décolle », a rapporté à Europe 1 Claude Jacquet, le père de Matthieu, à France TV Info. Par ailleurs, la famille de Matthieu apprend que l’assurance rapatriement Visa de leur fils ne fonctionne que pour les séjours n’excédant pas 90 jours.

Remboursement attendu avant le 15 septembre. Finalement guéri, Matthieu rentre en métropole. Ses parents reçoivent alors une facture du Trésor Public le 3 août dernier correspondant à la dette contractée. Ils doivent s’en acquitter avant le 15 septembre. Une échéance que la famille de Matthieu est incapable de respecter. « Je ne pourrai jamais rembourser 88.000 euros, je gagne le Smic, on est écroulé et on a le moral à zéro », explique le père qui tient un camping à La Roche-sur-Yon. Seule alternative : un effacement ou un échelonnement de cette dette. La famille a aussi fait appel au président de la République et en attendant, une page Facebook a été ouverte afin de récolter des dons.

Disposait il d’une assurance rapatriement ? En fait non.

Il ne disposait que de l’assurance rapatriement de sa carte Visa, qui ne fonctionne que pour des séjours de moins de 90 jours.

Alors pour touts les expatriés, bien penser à souscrire une assurance spécifique.

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